Les valeurs mutualistes



 © Fnmf

Liberté, solidarité, démocratie et indépendance constituent les quatre piliers de la doctrine sur laquelle se sont toujours appuyés les mutualistes.


Liberté, parce que l’adhésion à une société repose sur une décision individuelle, dénuée de toute contrainte. Cette démarche relève d’un acte volontaire au cours duquel une personne agit en toute liberté. La notion de liberté individuelle apparaît dans les premières sociétés qui, créées à la veille de la Révolution française, se situent dans le prolongement de l’esprit philosophique du XVIIIe. La Mutualité conserve ensuite cette référence et les mutualistes se reconnaissent parfaitement dans la devise de la République : liberté, égalité, fraternité.


Solidarité, parce que la mutualité recherche des solutions collectives à l’ensemble des problèmes relevant de la protection sociale. Tous les sociétaires sont solidaires les uns des autres, selon la formule : “ Un pour tous, tous, pour un ”. En adhérant à une société, le sociétaire bénéficie de la solidarité de ceux qui l’ont précédé et la pratique à son tour. La Mutualité se démarque ainsi des solutions individuelles, profitables aux seuls qui disposent de hauts revenus ; elle refuse aussi que la protection sociale soit conçue en termes de rentabilité.


Démocratie, parce que la prise en main par les adhérents de leurs propres affaires est une autre règle de base du mouvement. Cette notion, également affirmée dès la naissance de la Mutualité, est toujours valable. S’il paie régulièrement ses cotisations, chaque sociétaire peut prendre part à la bonne marche de son groupement : participation à l’assemblée générale, élections des responsables, contrôle de la gestion.


Enfin, la Mutualité a toujours défendu son indépendance, parfois non sans mal, au XIXe siècle : suspectée par les pouvoirs publics, elle se réfugiait alors derrière la notion de neutralité. Avec la Charte de la Mutualité (1898), la Mutualité voit sa personnalité pleinement reconnue par l’État. Elle continue de défendre cette notion d’indépendance, qu’elle a définitivement substituée à celle de neutralité en 1967.




clic pour imprimer