1945-1967



 

L’Ordonnance de 1945 portant statut de la Mutualité marque la première reconnaissance juridique du terme d'Union départementale. Le texte précise toutefois que “ Les unions et les fédérations ne peuvent s’immiscer dans le fonctionnement interne des sociétés adhérentes ”. Au congrès du renouveau, à Aix-les-Bains, en 1948, l’Union est consacrée comme le moyen irremplaçable pour mettre fin à l’illusion de pouvoir vivre dans l’isolement, entretenue par certaines sociétés. L’Union apparaît comme le relais nécessaire entre la base et le sommet, la connexion incontournable de toutes les familles mutualistes sur le terrain et enfin le lien indispensable avec les pouvoirs publics et la diversité du mouvement social.

Mais si le fonctionnement de l’organisme de second degré répond à cet idéal dans de nombreux départements, la réalité d’ensemble est moins satisfaisante. Des unions sont absentes dans quatre ou cinq départements, d'autres sont en sommeil dans un nombre encore plus grand.


A l'inverse, quelques départements souffrent d’un phénomène pléthorique, avec l’existence de plusieurs unions.

En dépit des recommandations répétées par les congrès nationaux, la XXIIIe session (La Baule, 1960), est contrainte de lancer un nouvel appel pour créer des unions actives dans les départements “ qui en sont encore dépourvus ”. Dans ce domaine comme dans bien d’autres, le XXVe congrès (Saint-Malo, 1967), provoque une impulsion déterminante. La sauvegarde des fragments du patrimoine mutualiste départemental en difficulté sera assurée par la création d’une société territoriale “ ne faisant qu’un corps ” avec l’Union, sans pour autant porter ombrage à la partie saine et vigoureuse du mouvement. Si l’adhésion des divers groupements est considéré comme un devoir impératif, l’Union départementale se doit, en échange, de mettre à leur disposition des services de qualité au moyen de cotisations adaptées.


 



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