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Né en 1884 à Vesoul, Gaston Roussel entre comme rédacteur à la préfecture de la Haute-Saône en 1902. En 1909, il participe au Xe congrès national de la Mutualité à Nancy. Chef adjoint au cabinet du ministre du Travail en 1914, il occupe la même fonction dans plusieurs cabinets successifs. A partir de 1919, il collabore avec Raoul Péret à la présidence de la Chambre des députés.
Fin 1922, il est nommé à la direction de la Mutualité et de l’Assistance, au ministère de l’Hygiène. Dès lors, sans appartenir directement au mouvement mutualiste, Gaston Roussel va être son véritable “ ministre ” à un moment critique de son histoire. En 1923, il contribue au vote de deux lois : la première élargit les possibilités d’action des sociétés mutualistes libres, la seconde institue la mutualité des Anciens combattants. En 1925, il joue un rôle déterminant dans le choix, effectué par les dirigeants de la FNMF, de Raoul Péret à la présidence de cette organisation.
Enfin, depuis 1923, Gaston Roussel a tracé un plan général d’organisation de la Mutualité française en l’appelant à se réorganiser sur de nouvelles bases. Elles passent par le renforcement de la FNMF, notamment par la mise en place d’un véritable budget, le regroupement des sociétés, la suppression des structures devenues sans objet telles les unions régionales, le développement effectif des unions départementales, et enfin les débuts de l’assimilation des techniques actuarielles avec la création des premières caisses autonomes. En s’engageant dans cette voie, la Mutualité aura les moyens de jouer le rôle qui doit être le sien dans l’organisation prochaine des Assurances sociales. Jusqu’en 1928, Gaston Roussel s’exprime à maintes reprises en ce sens devant les mutualistes, sur un ton souvent comminatoire, en véritable “ patron ” de la Mutualité.
Gaston Roussel quitte cette Direction générale en 1933. Il meurt, très âgé, en 1973.
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