En 1937, la FNMF, qui a regroupé caisses de capitalisation et de répartition au sein de deux unions nationales, gère 63 caisses de capitalisation, (risque vieillesse) et 6 190 000 assurés, soit les 2/3 du total. Par ailleurs, 528 caisses de répartition (risques maladie et maternité) couvrent 3 millions de membres, soit 1/3 de l’ensemble des assurés. Ni le patronat, ni les syndicats ouvriers (CGT confédérée et CFTC) ne peuvent avancer de tels résultats. Mais cet investissement dans les Assurances sociales se fait au prix d’un engagement à plein temps dans le système qui détourne les mutualistes de leurs terrains d’intervention spécifiques. Aussi sont-ils victimes d’une certaine institutionnalisation des pratiques solidaires, s’accompagnant souvent d’une bureaucratisation de ces dernières, au profit des gestionnaires les plus âgés. Il en découle un relatif vieillissement des cadres du mouvement qui est assez sensible à la Libération.
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