La liberté de constituer des Unions entre les sociétés de secours mutuels, ouverte par la Charte de la mutualité, consacre une pratique ancienne visant à compléter le secours maladie par l'organisation d'un large éventail de réalisations sanitaires et sociales. Si cette faculté nouvelle de regroupement s'épanouit rapidement dans le cadre départemental, son champ d'application s’élargit ensuite à toutes les modalités de prise en charge des besoins sociaux, notamment au niveau national.
La stratégie de regroupement des mutualistes dispose désormais d'un atout précieux : la caisse autonome. En adoptant cet outil technico-juridique, ils surmontent leur vieille défiance à l'égard des techniques d'assurance. Toutefois, le développement des caisses autonomes ne s'amorce véritablement qu'après la Première Guerre mondiale. Le mouvement de conquête de la "prévoyance lourde" peut alors commencer.
La recherche de l’équilibre entre les règles de l'éthique et de la gestion nécessitera un long et complexe apprentissage. Le patrimoine accumulé permet à la Mutualité d'offrir aujourd'hui une gamme cohérente et complète de garanties et de services. Il en est ainsi pour les risques : "Accidents, incapacité, invalidité…", couverts par les caisses autonomes du secteur Non-vie et les risques : "Décès, épargne retraite…", par celles du secteur Vie.
De plus, l'Union a ouvert la voie, dans le champ sanitaire et social, à de multiples réseaux mutualistes, régionaux et nationaux. On compte à ce jour 6 Unions techniques nationales. Leur domaine d'activité concerne l'hospitalisation, les centres dentaires et médicaux, l'optique, la pharmacie, les personnes âgées, les initiatives sociales, les loisirs et les vacances. La coopération inter-mutualiste s'est imposée, au fil du temps, comme un cadre favorable pour lier la solidarité et l'excellence professionnelle.
|