PERET Raoul



 

Fils d’un haut magistrat de la Cour de cassation, Raoul Péret, né en 1870, est avocat puis député de la Vienne de 1902 à 1924 et plusieurs fois ministre. Elu vice-président de la Chambre des députés en 1919 en tant que membre de la Gauche républicaine et démocratique, il est donc parfaitement intégré dans le monde politique lorsqu’il devient le premier des mutualistes.

En 1925, la FNMF passe par une phase difficile après la démission de son président Léon Robelin, alors que la préparation des Assurances sociales suscite des inquiétudes chez les mutualistes : vont-ils être associés à la gestion du futur système ?


Le choix d’un président reconnu par les pouvoirs publics s’avère donc indispensable pour la FNMF. Raoul Péret possédant ce profil est donc nommé “ Président général ”, malgré une expérience mutualiste relativement modeste comme responsable de la Fédération des sociétés de retraites de France.

Raoul Péret joue un rôle non négligeable dans l’élaboration finale des Assurances sociales, notamment comme Garde des Sceaux et vice-président du Conseil à partir du 2 mars 1930 dans le gouvernement Tardieu, promoteur de la loi.

Impliqué dans un scandale financier lié à sa fonction antérieure de ministre des Finances en 1926, sa démission du gouvernement, le 17 novembre 1930, le contraint à abandonner la présidence de la FNMF. Traduit devant la Haute Cour, il est acquitté.
Raoul Péret poursuit alors sa carrière politique et siége au Conseil supérieur des sociétés de secours mutuels jusqu’en 1939. Mais il ne joue plus aucun rôle au sein de la FNMF. Il meurt, oublié des mutualistes, en 1942. Son nom symbolise une courte période de l’histoire du mouvement mutualiste au cours de laquelle celui-ci fait la dure expérience des avatars de la “ tentation du politique ”.




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