Le choix d’un président reconnu par les pouvoirs publics s’avère donc indispensable pour la FNMF. Raoul Péret possédant ce profil est donc nommé “ Président général ”, malgré une expérience mutualiste relativement modeste comme responsable de la Fédération des sociétés de retraites de France.
Raoul Péret joue un rôle non négligeable dans l’élaboration finale des Assurances sociales, notamment comme Garde des Sceaux et vice-président du Conseil à partir du 2 mars 1930 dans le gouvernement Tardieu, promoteur de la loi.
Impliqué dans un scandale financier lié à sa fonction antérieure de ministre des Finances en 1926, sa démission du gouvernement, le 17 novembre 1930, le contraint à abandonner la présidence de la FNMF. Traduit devant la Haute Cour, il est acquitté.
Raoul Péret poursuit alors sa carrière politique et siége au Conseil supérieur des sociétés de secours mutuels jusqu’en 1939. Mais il ne joue plus aucun rôle au sein de la FNMF. Il meurt, oublié des mutualistes, en 1942. Son nom symbolise une courte période de l’histoire du mouvement mutualiste au cours de laquelle celui-ci fait la dure expérience des avatars de la “ tentation du politique ”.
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