L’apprentissage de cette forme nouvelle de solidarité institutionnalisée renforce les moyens de la mutualité ; elle contribue aussi à sa bureaucratisation en la faisant apparaître parfois presque comme un rouage de l’Etat. Beaucoup de sociétés perdent de l’allant et du dynamisme, parfois un peu optimiste, qu’elles avaient exprimé jusqu’en 1914.
On assiste aussi au retour de la mutualité vers l’entreprise, avec la création, en 1929, de l’Union nationale des mutuelles professionnelles et interprofessionnelles ; cette Union regroupe 20 fédérations et 700 000 sociétaires en 1937. Durant la guerre, la progression de la mutualité d’entreprise se poursuit dans les secteurs économiques à la pointe du progrès technologique : automobile, électricité, métallurgie. Ces sociétés constituent un instrument moderne de régulation sociale. Enfin, de nombreuses sociétés se développent notamment chez les enseignants et les fonctionnaires qui, ne disposant pas des Assurances sociales, doivent prendre en charge leur protection contre la maladie.
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