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Jusqu’en 1914 la mutualité repose principalement sur les sociétés de secours mutuels territoriales. Issues de la “ Mutualité impériale ” mise en place sous le Second Empire, ces sociétés sont aussi nombreuses que dispersées. En 1913, 22 000 sociétés, dont 17 5000 sociétés approuvées, rassembleraient officiellement 4 760 000 membres, soit une moyenne de 250 sociétaires par groupement. Toutefois ce total est surévalué : il faut retrancher les adhésions multiples et l’effectif de la mutualité scolaire, forte alors de plus de 1 million d’adhérents. Des sociétés de secours mutuels existent alors dans toute la France, sauf quelques départements dans le Massif central (Cantal, Lozère) et en Bretagne. Peu implantée dans le monde rural, la mutualité recrute essentiellement dans l’ensemble des couches de la société urbaine : classes moyennes, fonctionnaires et employés communaux, professions libérales et intellectuelles, artisans et enfin ouvriers, surtout les ouvriers qualifiés capables de prendre en charge “ leur ” protection sociale.
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