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Le Musée social
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Fondé en 1894, le Musée social a réuni des groupes de réformateurs venus d’horizons professionnels et idéologiques différents, dans le but d’étudier les problèmes économiques et sociaux de l’époque.
Ces réformateurs ont influencé la politique de l’Etat et contribué à la transition en France entre le concept de charité du XIXème siècle et celui d’assurance sociale du XXème siècle.
Léopold Mabilleau, élu premier président de la FNMF en 1902, était directeur du Musée social depuis 1897. Dès le départ, le Musée social fut le berceau des activités de la FNMF. Pendant près de 10 ans, les mutualistes y alimentèrent des débats contradictoires sur l’instauration de l’assurance obligatoire initiée par Bismarck, les libéraux luttant pour empêcher l’Etat de jouer un rôle direct dans la politique sociale.
Les réformateurs du Musée social furent également les initiateurs d’une politique de santé publique dans laquelle l’hygiène de vie fut le principal levier : réforme du logement, jardins ouvriers et réforme urbaine. |
A la fois institut de recherche et service public, le Musée social publiait des bulletins périodiques distribués aux bureaux ministériels, aux associations civiques ou syndicales et au grand public. Il faisait connaître ses initiatives de recherche et ses efforts réformateurs à coups de comptes-rendus dans les journaux, d’affiches, de réunions publiques où se produisaient des personnalités politiques en vue. |
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Le Musée social |
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