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Coopératives et Crédit maritimes
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A la fin du XIXe siècle, l'activité des ports bretons et vendéens repose essentiellement sur la pêche sardinière. Le caractère aléatoire de cette pêche et le coût de l'appât (la "rogue", constituée des œufs de morue) que les pêcheurs doivent acheter aux mareyeurs norvégiens, occasionnent régulièrement des "crises de la sardine", dommageables à la communauté maritime et aux travailleurs des conserveries. C'est dans ce contexte que, sous l'impulsion des notables et élus locaux, sont nées les premières coopératives maritimes pour l'avitaillement des embarcations et la commercialisation du poisson, l'idée générale étant que les pêcheurs doivent s'organiser pour se passer de l'intermédiaire des mareyeurs. |
Mais cela ne suffit pas pour faire face à la concurrence des navires à vapeur. Les petits pêcheurs doivent diversifier leur pêche, et donc armer de nouveaux bateaux. Or, les banques traditionnelles ne prêtent pas aux travailleurs impécunieux. Des structures fonctionnant selon les règles solidaires de l'économie sociale, semblent plus appropriées pour répondre aux besoins de ces petits producteurs. Selon le journal La Croix des Marins (8 février 1903), la seule alternative aux œuvres d'assistance est la voie coopérative : "C'est la caisse Raiffeisen apportant aux marins l'aide que, sous le nom de caisse rurale, elle a apporté aux agriculteurs." Au Musée social, se constitue un comité d'études et de patronage pour l'amélioration du sort des marins-pêcheurs qui milite également en ce sens. |
Enfin, en 1906, le ministère de la Marine s'inspire de la loi Méline de 1894 sur le Crédit agricole pour fonder la Caisse nationale des prêts et des sociétés de Crédit maritime. Des associations de prêt à faible taux d'intérêts sont mises en place dans les ports de Cornouailles. |
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exposition 2007
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