La liberté


La liberté

La liberté d’adhérer à un groupement de personnes indépendant de tout pouvoir a constitué, dès l’origine de la Mutualité, l’un des facteurs essentiels de son essor. L’histoire des libertés mutualistes compte parmi les grandes pages de l’histoire générale de la liberté d’association. De la Révolution française aux débuts au début de la IIIe République, les sociétés de secours mutuels seront privées de leur libre arbitre et demeureront soumises à l’autorité des lois Le Chapelier et du Second Empire. La lutte pour la liberté tient un rôle majeur dans la construction de l’identité du mutualisme français.
Mais la défiance persistante de l’État à l’égard de la liberté d’association tend à favoriser, chez les mutualistes, un attachement exclusif au principe de prévoyance libre et une réserve à l’égard des assurances sociales obligatoires. Un long apprentissage s’est avéré nécessaire pour surmonter l’antinomie supposée entre liberté et obligation. On doit à la naissance de la FNMF l’ouverture d’une perspective de solution, fondée sur la complémentarité des deux modes de protection.
Reste que la Mutualité française a forgé sa personnalité de mouvement social dans l’engagement pour la liberté. Son rayonnement a progressé au rythme des combats menés pour la défense et l’essor de ses réalisations sanitaires et sociales, au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, à travers notamment les questions emblématiques des pharmacies et du ticket modérateur d’ordre public (TMOP). La défense opiniâtre des libertés mutualistes a, en outre, favorisé la construction progressive de l’unité du mouvement.
Les mutualistes ont pris conscience finalement que la liberté doit, pour s’épanouir, s’ouvrir à une nouvelle valeur : la responsabilité, qui en constitue le stade supérieur par l’ouverture à l’information et à la connaissance qu’elle procure aux adhérents.




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