En juin 1931, il accède à la présidence de la FNMF ; dès lors, sa vie se confond avec celle de cette dernière. Il doit notamment affronter la guerre, la débâcle et l’Occupation. Tout en s’efforçant de maintenir ce qui peut l’être, Léon Heller prend position pour la Charte du travail (octobre 1941). Cette “ politique de présence ” s’explique en partie par la volonté de limiter les incursions, jugées excessives, de l’Etat dans la protection sociale. Toutefois, les relations avec le régime de Vichy ne peuvent se confondre avec la collaboration avec l’occupant, dont le reproche ne peut être fait à la Mutualité.
En janvier 1946, Léon Heller est réélu à la présidence de la FNMF qui vit douloureusement la mise en place de la Sécurité sociale. Dans le cadre de la loi Morice (1947), Léon Heller obtient que la Mutualité participe à sa gestion, ce qui l’aide à sauver l’essentiel et repartir sur de nouvelles bases, en particulier pour les mutuelles de fonctionnaires.
Léon Heller qui impulse la création de l’Association internationale de la Mutualité (AIM) en 1950 meurt en décembre de la même année.
Léon Heller symbolise la vie de la FNMF durant deux décennies : engagement massif dans les Assurances sociales ; passage complexe de la guerre ; adaptation nécessaire à la Sécurité sociale.
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