Un rapport publié par le GEMA formule un certain nombre de recommandations en vue de l'amélioration du fonctionnement des mutuelles, qui vont dans le sens d'une relation équilibrée des différents intervenants dans la gouvernance mutualiste:
- les mutuelles doivent être exemplaires en matière de démocratie.
- L'assemblée générale est par excellence le lieu d'expression de la démocratie mutualiste, où de la confrontation des idées naît la définition des orientations. L'assemblée exerce également un contrôle interne.
- Aussi est-il nécessaire que les adhérents soient régulièrement informés, et en toute transparence, par tous les moyens possibles. Le vecteur traditionnel de la presse mutualiste gagnerait à être complété par les nouvelles technologies, comme internet.
- Les orientations définies par l'assemblée générale sont mises en oeuvre sous la responsabilité du conseil d'administration. Par conséquent, les administrateurs doivent bénéficier d'une formation, même si la complexité croissante des dossiers nécessite l'avis d'experts sur les questions techniques.
- En fin de compte, la gouvernance mutualiste repose sur une complémentarité entre l'assemblée générale regroupant tous les adhérents, le conseil d'administration composé d'élus dont le statut a été adopté en 2004, en application du Code de la mutualité, et des directeurs salariés.
- Cette gouvernance est évidemment perfectible, notamment dans le sens d'une meilleure représentativité des femmes et des jeunes au sein des organes décisionnels.
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