| VERS UNE INTERNATIONALISATION DE LA PROTECTION SOCIALE |
Au cours des années 1930, alors que sévit la crise, un certain nombre de pays se sont engagés dans des projets de mise en place ou d'extension des assurances sociales, que ce soit en Europe (Autriche, Espagne, Pologne, Danemark, Italie, Luxembourg, Roumanie, France, Finlande, Islande, Norvège, Danemark, URSS), ou hors d'Europe (Japon, Inde, Australie, Canada, Argentine, Brésil, Pérou). Là où ces systèmes d'assurances sociales fonctionnaient déjà, ils montrent leur capacité à amortir les effets sociaux collatéraux de la crise économique, malgré la diminution des subventions publiques.
La crise semble avoir inspiré une vision de la protection sociale moins cloisonnée entre les différents volets des assurances sociales. La Conférence internationale du Travail (CIT) préconise que les dispositifs soient complétés par des mesures concernant l'alimentation des classes populaires et la santé publique. A partir de 1936, la Conférence internationale de l'Assurance-maladie et des Assurances sociales (CIMAS) étend son champ de compétences à l'assurance invalidité-vieillesse-décès,. Elle regroupe alors 34 fédérations nationales de sociétés mutuelles et de caisses d'assurances sociales, ainsi que dix institutions centrales d'assurances sociales, représentant 17 pays.
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